AVC à 19 ans : l’histoire d’Audrey Petitjean et les signaux d’alerte que les jeunes doivent connaître

Réagir vite : la méthode qui sauve des vies
Lors d’un AVC, chaque minute compte. Les neurones privés d’oxygène meurent par millions à chaque seconde qui passe. Le traitement de référence, la thrombolyse, doit être administré idéalement dans les 4 heures 30 après l’apparition des premiers symptômes. La thrombectomie mécanique, qui retire le caillot, peut être réalisée jusqu’à 6 heures, parfois plus. Plus on appelle vite, plus les chances de récupération sans séquelles augmentent. Beaucoup de jeunes hésitent à déranger les urgences pour un simple engourdissement ou un trouble passager. C’est pourtant une erreur. Les centres hospitaliers préfèrent évaluer un symptôme bénin plutôt que de voir arriver un AVC massif trop tard. Le bon réflexe consiste à noter l’heure exacte de début des symptômes, à appeler le 15, à ne pas donner à boire ou à manger à la personne, et à rester calme en attendant les secours. Ne pas conduire soi-même aux urgences, car l’équipe du SAMU commence le traitement pendant le transport.
Prévention et hygiène de vie : réduire les risques au quotidien
On ne peut pas contrôler son âge ou son patrimoine génétique, mais on peut agir sur de nombreux facteurs de risque d’AVC. La prévention commence par une tension artérielle surveillée au moins une fois par an dès l’âge de 18 ans. Adopter une alimentation riche en fruits, légumes, céréales complètes et pauvre en sel réduit la pression sur les artères. L’activité physique régulière, au moins 150 minutes par semaine, améliore la circulation et le taux de bon cholestérol. Arrêter de fumer, limiter l’alcool et éviter les drogues sont des gestes protecteurs majeurs. Pour les femmes sous contraception orale, un avis médical est conseillé en cas de migraines avec aura ou de tabagisme. Bien dormir, traiter l’apnée du sommeil et gérer le stress par la relaxation ou la méditation contribuent aussi à la santé vasculaire. Enfin, un bilan sanguin permet de dépister un diabète ou un trouble lipidique silencieux. Ces habitudes n’éliminent pas totalement le risque, mais elles le réduisent considérablement, même chez les moins de 30 ans.



