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Arnaud Denis, comédien trois fois nommé aux Molière, est mort à 43 ans après une euthanasie en Belgique

L’euthanasie en Belgique : une décision mûrement réfléchie

En mars 2026, Arnaud Denis rejoint la Belgique et est hospitalisé en soins palliatifs, dans l’attente de l’aboutissement de sa demande. Il obtient l’accord de deux médecins pour se faire euthanasier. Son avocat précisera plus tard que « la décision d’Arnaud Denis a été prise en concertation avec trois médecins. Son corps ne le portait plus. Il en avait perdu la maîtrise. »

Quelques minutes avant de mourir, il a publié un message d’adieu sur Facebook, déchirant, dans lequel il a fait ses adieux à ses proches. Il avait chargé son avocat de poursuivre son action et de soutenir sa famille.

Son choix pose une question de fond : pourquoi la Belgique et pas la France ? La réponse tient à un calendrier législatif cruel. La loi relative au droit à l’aide à mourir a été promulguée le 18 août 2026, soit à peine un mois avant sa mort. Elle crée un cadre permettant, sous conditions strictes, l’accès à une substance létale. Mais la mise en œuvre concrète nécessite encore plusieurs textes d’application, notamment un décret en Conseil d’État précisant la procédure.

Autrement dit, Arnaud Denis n’aurait de toute façon pas pu en bénéficier à temps. La loi prévoit que la personne doit être majeure, française ou résidente stable, atteinte d’une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, et présenter une souffrance réfractaire aux traitements ou jugée insupportable. Il remplissait probablement ces critères. Mais les décrets n’étaient pas prêts.


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