Après le 1er février 2026, les Français devront payer ces médicaments très populaires qui ne seront plus remboursés

Les Économies Attendues : 90 millions d’Euros
Pourquoi prendre une mesure aussi impopulaire ? Pour l’argent, évidemment.
Le chiffre
Selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l’Inspection générale des finances (IGF) daté de juin 2024, le déremboursement de ces médicaments permettrait d’économiser 90 millions d’euros par an.
Une goutte d’eau
90 millions, c’est peu par rapport aux 5,5 milliards d’économies recherchés. Mais c’est un symbole : celui de la fin du remboursement systématique.
D’autres mesures dans le viseur
Le même rapport propose aussi de réduire le remboursement des cures thermales pour les patients en ALD, qui passerait de 100 % à 65 %. Une économie supplémentaire de 25 millions d’euros.
La logique comptable
Pour les pouvoirs publics, il s’agit de concentrer les remboursements sur les soins vraiment efficaces, et de faire supporter aux patients le coût de ceux qui le sont moins.
La Réaction des Patients et des Médecins
Cette mesure ne passe pas inaperçue. Les réactions sont vives.
L’incompréhension des patients
Beaucoup de patients, habitués à ces médicaments, ne comprennent pas pourquoi ils devraient désormais payer. “Le Gaviscon, ça me sauve la vie quand j’ai des remontées acides”, témoigne une utilisatrice.
La position des médecins
Certains médecins défendent ces médicaments, arguant qu’ils ont leur place dans l’arsenal thérapeutique, même si leur efficacité n’est pas spectaculaire. D’autres reconnaissent qu’ils sont surprescrits et que des alternatives existent.
Le lobbying des laboratoires
Les fabricants de ces médicaments, évidemment, ne voient pas cette mesure d’un bon œil. Ils risquent de perdre des parts de marché importantes.
Un débat de société
Au-delà de l’aspect financier, c’est un débat de société qui s’ouvre : jusqu’où la collectivité doit-elle rembourser les soins ? Quels médicaments sont vraiment utiles ? Qui doit décider ?
CONCLUSION
Gaviscon, Spasfon, Dexeryl, Bétadine. Des noms qui évoquent l’enfance, les petits bobos, les remèdes de grand-mère. Des médicaments que l’on croyait inoffensifs, et que l’on découvre soudain menacés de déremboursement.
Le décret n’est pas encore signé. Mais peu de doute qu’il le sera. La situation financière de la France est trop grave pour reculer. Les 90 millions d’économies, même modestes, seront pris là où ils se trouvent.
Pour les patients, c’est une nouvelle charge. Pour l’Assurance Maladie, une économie nécessaire. Pour les médecins, un sujet de débat. Pour les laboratoires, une menace. Pour la société, une question.
Au fond, cette mesure nous rappelle une vérité simple : la santé a un coût. Et ce coût, il faut bien que quelqu’un le paie. Jusqu’ici, c’était la collectivité. Désormais, ce sera aussi, un peu plus, les patients.



