Andrea Vanessa Montaña Muñoz condamnée à 5 ans de prison pour avoir tenté de tuer son père à coups de batte au Chili

Andrea Vanessa Montaña Muñoz condamnée à 5 ans de prison pour avoir tenté de tuer son père à coups de batte au Chili
L’image est brutale, presque irréelle. Une rue calme de Punta Arenas, dans l’extrême sud chilien. Il est près de minuit, le 1er février 2025. Un homme circule à pied, sans se douter qu’il sera quelques instants plus tard la cible d’une fureur meurtrière. Sa propre fille, Andrea Vanessa Montaña Muñoz, débarque en voiture, descend et le frappe sauvagement avec une batte en bois, principalement à la tête. La scène, d’une violence rare, a failli tourner au drame absolu. Ce n’est qu’une condamnation prononcée plusieurs mois plus tard qui viendra clore ce chapitre judiciaire sordide, en rappelant l’importance cruciale des témoins et de la réaction citoyenne face à une agression.
Le Tribunal de jugement oral pénal de Punta Arenas a tranché : la jeune femme est reconnue coupable de tentative de parricide et écope de cinq ans et un jour de prison ferme, sans possibilité d’aménagement de peine. Un verdict qui souligne la volonté des magistrats de sanctionner l’extrême gravité des faits, et qui pose inévitablement la question des mécanismes de la violence intrafamiliale. Retour sur ce fait divers glaçant qui mêle traumatisme crânien, intervention héroïque de passants et débat sur l’équilibre entre justice et sécurité publique.
Le coup de sang mortel : une agression éclair dans la nuit de Punta Arenas
Il est 23 h 45 ce samedi 1er février 2025. Héctor Montaña Ojeda se trouve à l’angle des rues Jorge Montt et Club Hípico, dans le secteur nord de la ville. Le quartier est plutôt tranquille à cette heure tardive. Soudain, un véhicule surgit. À son bord, Andrea Vanessa Montaña, sa fille. Sans un mot, elle s’arrête, jaillit de l’habitacle, armée d’une batte en bois. Ce qui suit peut être qualifié de tentative de meurtre préméditée. Plusieurs coups sont portés, la plupart dirigés vers le crâne de la victime. La violence de l’attaque n’a duré que quelques minutes, mais les lésions encourues auraient pu être fatales. Le traumatisme crânien diagnostiqué par la suite confirmera la puissance des impacts.
Les auditions et les constatations médicales sont sans équivoque. L’acharnement est tel que le retentissement médiatique au Chili soulève rapidement l’indignation. La scène, effroyable de par son caractère filial, rappelle combien les proches sont parfois les principaux auteurs de violences physiques. La victime, dont le pronostic vital a été engagé, a pourtant eu la force d’identifier sa fille aux secours, désignant l’intention parricide sans équivoque. Cette déclaration recueillie sur le moment même de l’intervention aura un poids déterminant lors des débats.



