Alzheimer : ces 3 oublis spécifiques qui doivent vous alerter selon un médecin

La mémoire ancienne préservée, la mémoire récente défaillante
C’est peut-être le signe le plus caractéristique du début de l’Alzheimer. La personne se souvient parfaitement de son enfance, de sa jeunesse et de faits anciens. Mais elle oublie ce qu’elle a fait le matin même.
Elle ne se rappelle pas d’une conversation tenue il y a quelques heures. Elle repose la même question à plusieurs reprises. Elle oublie un rendez-vous pris la veille.
Ce contraste entre une mémoire ancienne, apparemment intacte, et une mémoire récente, défaillante, est très évocateur. Il s’explique par la façon dont la maladie atteint le cerveau : elle touche d’abord les zones impliquées dans l’encodage des nouveaux souvenirs, l’hippocampe en premier.
Des exemples concrets
Dans la vie quotidienne, cela se traduit par des situations comme :
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La personne pose une question, on y répond, et cinq minutes plus tard, elle repose exactement la même question.
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Elle oublie qu’elle a déjà téléphoné à un proche dans la journée.
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Elle égare ses affaires dans des endroits absurdes : les clés dans le réfrigérateur, le téléphone dans un placard, les lunettes sous le lit.
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Elle ne se souvient pas d’un repas partagé la veille.
Pourquoi c’est différent de l’oubli normal
Tout le monde peut oublier où il a mis ses clés. C’est normal. Ce qui est différent, c’est la fréquence et le caractère absurde de l’égarement. Ce n’est pas “je ne sais plus où j’ai posé mes clés”, c’est “je retrouve mes clés dans des endroits où je n’ai aucune raison de les avoir mises”.
De même, tout le monde peut oublier un rendez-vous de temps en temps. Ce qui alerte, c’est la répétition et l’absence de conscience de l’oubli.
Deuxième signe : les difficultés avec le langage
Chercher ses mots
Le deuxième signe précoce concerne le langage. La personne cherche ses mots. Elle sait ce qu’elle veut dire, mais le mot ne vient pas. Elle utilise des périphrases : “passe-moi le truc pour couper” (pour dire “le couteau”), “la chose qui sert à écrire” (pour dire “le stylo”).
Ces difficultés sont différentes du simple “mot sur le bout de la langue” que tout le monde connaît. Elles sont plus fréquentes et plus persistantes. La personne peut aussi utiliser des mots inappropriés, sans s’en rendre compte.
Une conversation qui devient difficile
Avec le temps, ces difficultés s’aggravent. La conversation demande plus d’efforts. La personne perd le fil de ses phrases. Elle peut commencer une idée et ne pas la terminer. Elle peut répéter la même chose plusieurs fois sans s’en apercevoir.
L’entourage remarque que la personne participe moins aux conversations de groupe. Elle devient plus silencieuse, ou au contraire répète toujours les mêmes anecdotes.
L’impact sur la vie sociale
Ces difficultés de langage ont un impact important sur la vie sociale. La personne peut se sentir gênée, frustrée. Elle peut éviter les situations où elle doit s’exprimer. Cet isolement progressif est un facteur d’aggravation de la maladie.



