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Allocation de rentrée scolaire : Alexandra Liégeois, mère d’une collégienne, alerte sur les 450 euros qui ne couvrent pas le sport

Le sport, un poste sacrifié parce qu’il faut avancer l’argent

Dans de nombreux clubs ou associations, l’inscription se règle dès le début de l’année. Il faut payer la cotisation annuelle, parfois acheter une licence, prévoir une tenue adaptée et de bonnes chaussures. Pour une famille qui reçoit l’ARS, ces sorties d’argent arrivent souvent avant que les comptes ne soient apurés. C’est exactement ce que souligne Alexandra Liégeois : ce n’est pas tant le montant total qui pose problème que l’obligation d’avancer les frais.

À cela s’ajoutent d’autres postes invisibles : la gourde, les affaires de piscine, le sac de sport, les éventuels déplacements pour les compétitions. Pour les foyers qui ont plusieurs enfants, la note se multiplie. Résultat, le sport devient une variable d’ajustement, alors qu’il joue un rôle important dans l’équilibre des adolescents.

Pour limiter la casse, plusieurs réflexes peuvent aider :

  • comparer les tarifs des clubs municipaux et des associations locales, souvent plus accessibles ;
  • acheter l’équipement en promotion ou en seconde main ;
  • vérifier les aides comme le Pass’Sport, certaines communes proposent des coups de pouce ;
  • étaler les achats de fournitures sur l’été pour ne pas tout payer en une semaine.

« Je ne prive pas ma fille, mais 5 euros pour un stylo, c’est abusé »

Une autre mère, dont la fille est lycéenne, témoigne elle aussi de la difficulté à concilier plaisir et budget. « Si elle veut un agenda à 10 euros, je lui prends ce qu’elle veut, je ne la prive pas. Mais il y a des trucs, c’est fou. 5 euros pour un stylo, c’est abusé. Je lui fais plaisir parce que c’est son allocation à elle, mais si c’était pour moi, je n’achèterais pas ce genre de choses. » Cet arbitrage parle à beaucoup de parents : l’ARS n’est pas un luxe, elle permet simplement d’éviter que la rentrée ne devienne une source de conflit ou de frustration.

Au-delà du matériel, c’est une question de dignité et d’intégration sociale. Quand un adolescent arrive en cours avec un agenda simple ou des vêtements usés, le regard des autres peut être lourd. Les parents font donc des choix, parfois au détriment d’une activité sportive ou d’un achat jugé moins prioritaire.


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