Alain Marty, ancien routier de 69 ans, vit dans son camping-car depuis 19 ans et profite de sa retraite sans payer de loyer

Vivre en camping-car : un budget retraite allégé au quotidien
Le principal levier financier d’Alain Marty, c’est l’absence de loyer. En France, le logement représente souvent le premier poste de dépense des ménages, et cette pression ne disparaît pas à la retraite. En supprimant cette charge, il libère chaque mois une marge considérable. Il ne paie ni taxe foncière, ni charges de copropriété, ni factures d’énergie comparables à celles d’une maison ou d’un appartement. À titre de comparaison, un retraité locataire dans une ville moyenne peut dépenser entre 500 et 800 euros par mois rien que pour son loyer, sans compter l’électricité et l’assurance habitation.
Il insiste d’ailleurs sur un chiffre simple : « Dans un camion on peut vivre avec 1000 euros de retraite, car on ne paie pas de loyer. » Lui dispose de 2 000 euros par mois et avoue « flamber presque tout » pour profiter de la vie. Il garde uniquement 3 000 euros de côté, une réserve destinée à faire face à une éventuelle panne de son camping-car.
Ce budget lui permet d’aller régulièrement au restaurant, d’assister à des rallyes, de danser et de jouer aux boules. Il ne paie jamais de stationnement : il choisit des emplacements gratuits ou se gare de manière sauvage. Ce choix réduit encore les frais, même s’il faut ajouter le carburant, l’assurance du véhicule et l’entretien mécanique. Contrairement à une idée reçue, la vie itinérante n’est pas totalement gratuite, mais elle change profondément la structure du budget.
Les dépenses réellement supprimées
Pour comprendre la différence avec un logement classique, voici les principaux postes qui disparaissent ou diminuent :
- le loyer ou le remboursement d’un crédit immobilier ;
- la taxe foncière et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires ;
- les charges de copropriété et certains abonnements domestiques ;
- les coûts de chauffage et d’électricité d’un logement de grande surface.
En contrepartie, un camping-car engendre d’autres frais : carburant, vignette ou assurance spécifique, contrôle technique, entretien du moteur et de la cellule. Mais pour Alain Marty, l’équilibre reste nettement favorable.



