INSOLITE

Affaire Nahel : Le Procès du Policier Florian M. Menacé par l’Absence de Son Avocat

Octobre 2026 : Le Procès aux Abonnés Absents

Ce jeudi 2 octobre 2026 devait enfin marquer l’ouverture du procès tant attendu. Mais à la veille de l’audience, la défense jette un pavé dans la mare.

Me Laurent-Franck Liénard annonce qu’il ne pourra pas se rendre à l’audience, pour des raisons qu’il n’a pas détaillées. Il affirme avoir prévenu le parquet de son indisponibilité bien en amont. Pourtant, l’audience est maintenue.

“Les dés sont pipés depuis le départ. La justice a décidé toute seule de poursuivre mon client. Qu’on existe ou qu’on n’existe pas, ça leur importe peu. C’est insupportable”, dénonce-t-il vivement, dénonçant une justice partiale.

Me Pauline Ragot, avocate du second policier, également citée dans le cadre de cette audience, évoque elle aussi son indisponibilité et demande le renvoi de l’affaire.

Du côté du parquet de Nanterre, on temporise :

“La défense a formé une demande de renvoi, qui sera examinée à l’audience du 2 octobre, à l’occasion de laquelle le parquet général fera connaître sa position.”

Mais en l’absence des avocats de la défense, la tenue d’un procès équitable est sérieusement compromise.

Les Parties Civiles Restent Silencieuses

Face à ces manœuvres procédurales, les parties civiles observent un silence prudent. Me Pauline Ragot, avocate de Mounia Merzouk, la mère de Nahel, ainsi que les conseils de l’autre adolescent présent dans la voiture au moment du drame, n’ont pas souhaité commenter cette nouvelle péripétie.

Ce mutisme interroge. Traduit-il une lassitude face à un feuilleton judiciaire qui s’éternise ? Ou une stratégie pour ne pas interférer avec une décision imminente ?

Une chose est sûre : pour la famille de Nahel, chaque report est une épreuve supplémentaire. Le deuil, déjà impossible, est sans cesse ravivé par ces rebondissements.

Nahel, Symbole Malgré Lui des Violences Policières

Au-delà du procès, c’est toute la question du maintien de l’ordre et de l’usage des armes qui est posée.

  • Le visage de Nahel, adolescent souriant, est devenu une icône.

  • Son nom a été scandé dans des manifestations contre les violences policières.

  • Son histoire a ravivé le souvenir d’autres jeunes tués lors de contrôles : Adama Traoré, Zyed et Bouna…

Mais trois ans après les faits, le temps politique n’est plus le même. L’émotion s’est dissipée, les caméras se sont tournées ailleurs. Reste la machine judiciaire, lourde, lente, et aujourd’hui grippée.

Nanterre, elle, n’a pas oublié. Dans les halls de la cité Pablo-Picasso, son nom est encore murmuré. Un mémorial spontané fleurit chaque 27 juin.

CONCLUSION

L’affaire Nahel n’en finit pas de révéler les fractures de notre société et les failles de notre institution judiciaire. Alors que le procès de Florian M. devait incarner un tournant dans la lutte contre l’impunité présumée des forces de l’ordre, le voilà suspendu à une question procédurale.

L’absence de l’avocat de la défense est-elle un simple contretemps ou une stratégie délibérée pour faire capoter l’audience ? Le parquet acceptera-t-il le renvoi ? Et surtout, quand la vérité judiciaire pourra-t-elle enfin éclater ?

Pour la famille de Nahel, pour les habitants de Nanterre, pour tous ceux qui ont défilé en sa mémoire, l’attente est devenue insoutenable.

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