Affaire Lyhanna : Perpétuité pour les violeurs en série et enquêtes accélérées, les premières annonces choc de Sébastien Lecornu

Vers une loi transpartisane contre les violences sexistes et sexuelles
Le Premier ministre souhaite également avancer sur un autre chantier : celui d’un texte de loi transpartisan sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS). Soutenu par la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, ce texte pourrait voir le jour prochainement. Sébastien Lecornu a indiqué qu’il recevrait les députés partisans de cette initiative “en fin de semaine”.
L’idée est de dépasser les clivages politiques habituels pour construire un consensus large sur un sujet qui touche toutes les familles, tous les territoires. L’affaire Lyhanna a montré que personne n’est à l’abri et que la lutte contre ces violences doit être une priorité nationale absolue.
Ce texte transpartisan pourrait aborder des questions sensibles comme la prévention, l’éducation, la prise en charge des victimes, mais aussi le suivi des auteurs de violences. L’objectif est de créer un cadre légal cohérent qui ne laisse aucune place à l’impunité.
La question brûlante de la prescription des crimes sexuels sur mineurs
Enfin, Sébastien Lecornu a abordé un sujet particulièrement épineux : la prescription des crimes sexuels sur mineurs. Il a demandé à Gérald Darmanin, ministre de la Justice, et à Aurore Bergé, déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de réunir les présidents de groupe et les parlementaires pour “bâtir un compromis”.
Les deux ministres s’étaient déjà prononcés en faveur de l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Une position qui divise encore les juristes et les politiques, mais qui gagne du terrain dans l’opinion publique. Comment accepter qu’un violeur d’enfant puisse échapper à la justice simplement parce que le temps a passé ?
Le débat est complexe. D’un côté, l’imprescriptibilité permettrait de poursuivre les auteurs de ces crimes odieux à tout moment, même des décennies après les faits. De l’autre, certains magistrats redoutent des difficultés probatoires et le risque de jugements sur des faits très anciens. Le gouvernement cherche aujourd’hui une voie médiane qui puisse satisfaire à la fois les victimes et les exigences de la justice.



