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Affaire Lyhanna : Le signalement oublié qui relance l’enquête sur Jérôme Barella

Le silence de la peur : Pourquoi Léa a attendu pour parler

Pendant plusieurs mois, la jeune fille garde le silence. La peur explique en partie cette attente. Après un cours consacré au harcèlement au collège, elle trouve finalement le courage de parler. Les services sociaux rapportent ainsi : « Elle a fait ces déclarations suite à une conversation qu’elle a eue au collège sur le harcèlement. Elle dit ne pas avoir prévenu les adultes plus tôt par peur de se faire sermonner. Elle n’a pas souhaité et ne souhaite pas en faire part à sa mère par peur que celle-ci porte un jugement à son encontre ».

Ce témoignage met en lumière un problème récurrent dans les affaires de violences sexuelles : la difficulté pour les enfants de verbaliser leur vécu. La peur du jugement, la honte, et la crainte de ne pas être cru sont autant d’obstacles qui retardent souvent les signalements. Dans le cas de Léa, c’est un cours sur le harcèlement qui a servi de déclencheur. Cela souligne l’importance de l’éducation et de la sensibilisation dans les établissements scolaires pour permettre aux victimes de briser le silence.

Un signalement qui tombe dans l’oubli ? Les zones d’ombre de l’enquête

Le témoignage de Léa ne reste pourtant pas dans les tiroirs de l’ASE. Les services concernés transmettent le dossier au parquet d’Auch ainsi qu’à la Cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP) du Gers le 12 mars 2026. Parallèlement, le département du Tarn-et-Garonne informe les parents de la jeune fille de leur possibilité de déposer plainte. Mais malgré ces démarches, plusieurs sources proches du dossier affirment que l’enfant n’a été entendue ni par la justice ni par la CRIP dans les semaines qui ont suivi.

Cette situation suscite aujourd’hui de nombreuses interrogations. Pourquoi ce signalement n’a-t-il pas déclenché une audition rapide ? Pourquoi les investigations n’ont-elles pas avancé plus tôt ? Ces questions sont d’autant plus pressantes que l’affaire Lyhanna a depuis pris une tournure tragique. Les familles des victimes, les associations de protection de l’enfance, et le grand public attendent des réponses claires sur le fonctionnement du système de signalement.


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