Affaire Lyhanna à Fleurance : le cri de colère du maire après les résultats de l’autopsie

Affaire Lyhanna à Fleurance : le cri de colère du maire après les résultats de l’autopsie
Le choc est toujours aussi profond à Fleurance, dans le Gers. La mort de Lyhanna, une fillette de 11 ans, a bouleversé cette petite commune et ravivé une vive émotion à travers tout le pays. Les résultats de l’autopsie, rendus publics récemment, n’ont fait qu’accentuer la douleur des proches et soulever de nouvelles interrogations. Dans ce contexte particulièrement lourd, le maire de la ville, Grégory Bobbato, a pris la parole sur BFMTV pour exprimer son indignation et son soutien indéfectible à la famille de la victime. Son intervention, marquée par une émotion palpable, a rapidement capté l’attention du public.
Dès les premières minutes de son allocution, l’élu n’a pas caché son trouble. Il a tenu à rappeler son engagement auprès des proches de la collégienne, retrouvée sans vie le 4 juin 2026. Très vite, il est revenu sur le parcours du suspect principal, Jérôme Barella, un homme de 41 ans, père de famille, actuellement en détention provisoire. Mis en examen pour “enlèvement” et “séquestration”, il nie catégoriquement les faits. Pourtant, son passé judiciaire soulève de nombreuses questions et alimente les débats sur l’efficacité des mécanismes de protection de l’enfance.
Un maire en colère face aux failles du système
Grégory Bobbato n’a pas mâché ses mots. Il a dénoncé avec force ce qu’il considère comme des manquements graves de la part des institutions. Selon lui, des signalements antérieurs concernant le suspect seraient restés sans suite, ce qui aurait pu permettre d’éviter le drame. “Excusez-moi de vous le dire : dans quel monde vit-on ?”, a-t-il lancé, une phrase qui a résonné bien au-delà des frontières de Fleurance. Cette déclaration a relancé les critiques sur la prise en charge des signalements et la coordination entre les différents services chargés de la protection des mineurs.
L’élu a insisté sur un point précis : le système laisse passer trop de signaux d’alerte. Il a dénoncé une accumulation de dysfonctionnements et une absence de réaction rapide face à des éléments pourtant préoccupants. Pour lui, la société doit changer de méthode face à ces situations tragiques. Il ne s’agit pas seulement de punir, mais surtout de prévenir. Cette analyse rejoint les préoccupations de nombreux experts en protection de l’enfance, qui appellent à une meilleure formation des professionnels et à un suivi plus rigoureux des cas signalés.



