Blocus des lycées : la vidéo d’Arpajon et ce que la responsabilité civile des parents coûte vraiment

Blocus des lycées : la vidéo d’Arpajon et ce que la responsabilité civile des parents coûte vraiment
Vendredi 2 octobre, la mobilisation lycéenne a quitté les cortèges pour s’inviter dans les salons. Sur RTL, le garde des Sceaux Gérald Darmanin a annoncé avoir demandé aux procureurs d’engager la responsabilité civile des parents lorsque leurs enfants causent des dégâts. Une phrase qui a fait basculer un mouvement social dans la sphère intime des familles.
Pour des milliers de foyers, la question est immédiate : mon assurance habitation me protège-t-elle si mon enfant mineur dégrade un équipement public ? Entre la garantie responsabilité civile, les exclusions pour actes volontaires et l’assurance scolaire que beaucoup croient infaillible, le flou reste total. Et au milieu de ce climat tendu, une vidéo tournée devant le lycée Edmond-Michelet d’Arpajon, dans l’Essonne, a offert à la France entière un moment de légèreté inattendu.
Blocus des lycées : une mobilisation d’ampleur nationale
D’après Public Sénat, 564 établissements ont été perturbés par des blocus à travers le pays. L’Union syndicale lycéenne est le fer de lance du mouvement, et les revendications portent d’abord sur les moyens. Une élève de terminale interrogée à Montpellier par l’AFP résumait la situation : un établissement bloqué à cause du manque de moyens, du manque de professeurs et même du manque de tables.
Le gouvernement a déjà lâché du lest en renonçant à faire payer l’inscription en BTS et en classes préparatoires aux étudiants non boursiers. Cette concession n’a pas suffi. Selon La Croix, une journée de violences s’est soldée par près de 2 000 interpellations. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez évoque plus de 300 policiers et gendarmes blessés, tandis que l’Éducation nationale recense 65 personnels blessés depuis le début du mouvement. Les préfets ont interdit les manifestations aux abords des lycées fermés, et une grande manifestation de la jeunesse est annoncée pour le mardi 6 octobre.
C’est dans ce contexte explosif qu’une scène improbable a émergé des réseaux sociaux.
La vidéo virale d’Arpajon : « C’est sa mère ! »
Ce vendredi matin, devant le lycée d’Arpajon, des élèves bloquent l’entrée. La scène ressemble à celle de centaines d’autres établissements. Au milieu de l’agitation, un adolescent masqué et cagoulé s’approche d’une poubelle en feu et lui donne un coup de pied. D’autres élèves filment le geste.
Quelques secondes plus tard, une femme surgit et se lance à la poursuite du jeune homme. Les lycéens éclatent de rire, et un cri résume l’ambiance : « C’est sa mère ! ». La vidéo, publiée le jour même sur X, a fait le tour des réseaux en quelques heures.



