Brigitte Macron face à Candace Owens : pourquoi la Première dame doit prouver son identité devant un tribunal américain

Brigitte Macron face à Candace Owens : pourquoi la Première dame doit prouver son identité devant un tribunal américain
Voilà une affaire qui dépasse largement le cadre des potins parisiens. Depuis plusieurs années, une rumeur tenace empoisonne la vie du couple présidentiel : Brigitte Macron serait en réalité un homme. Une théorie sans le moindre fondement, née dans les cercles complotistes français, mais qui a traversé l’Atlantique pour devenir une machine à clics aux États-Unis. Aujourd’hui, l’affaire prend une tournure judiciaire inédite. Selon la BBC, une plainte a été déposée en juillet dernier dans l’État du Delaware, et la Première dame devra fournir des preuves de son identité devant un tribunal américain. Autrement dit, démontrer qu’elle est bien une femme. Une procédure humiliante, mais assumée, qui illustre la violence des fake news à l’ère des réseaux sociaux.
Une rumeur née en France, exportée aux États-Unis
Pour comprendre cette affaire, il faut remonter à la source. En France, la rumeur transphobe visant Brigitte Macron circule depuis 2021, portée par des figures complotistes et relayée massivement sur les réseaux sociaux. L’épouse du président, ancienne professeure de français et de théâtre, est accusée, sans aucune preuve, d’avoir changé de sexe. Une accusation absurde, mais qui a trouvé un écho considérable outre-Atlantique.
Le relais principal de cette théorie aux États-Unis s’appelle Candace Owens. Cette figure très médiatisée de la droite conservatrice américaine, suivie par des millions d’abonnés, n’a cessé de diffuser cette rumeur auprès de son public. Ses vidéos, ses publications et ses prises de parole ont transformé une rumeur franco-française en sujet de débat international. Et c’est précisément ce qui a poussé les Macron à contre-attaquer.
Car derrière l’aspect people, l’enjeu est bien plus sérieux. Il touche à la désinformation, à la responsabilité des influenceurs et à la protection de la vie privée. Des thématiques qui intéressent de près les annonceurs et les plateformes, à l’heure où la modération des contenus est devenue un véritable marché.



