Jordan Bardella Premier ministre de Marine Le Pen en 2027 ? La rumeur qui agace au Rassemblement national

Jordan Bardella Premier ministre de Marine Le Pen en 2027 ? La rumeur qui agace au Rassemblement national
À trois ans de l’élection présidentielle de 2027, le Rassemblement national vit une drôle de période. Marine Le Pen, malgré sa condamnation en appel dans l’affaire des assistants parlementaires, prépare activement sa quatrième candidature à l’Élysée. Et dans les couloirs du parti, une question taraude les cadres : qui occupera Matignon en cas de victoire ? Longtemps, la réponse semblait évidente. Jordan Bardella, président du RN depuis trois ans et bras droit de la patronne, s’imaginait déjà Premier ministre. Mais une rumeur tenace, relayée le 18 septembre par plusieurs médias, vient bousculer cette certitude. Selon un élu du parti cité par nos confrères, Jordan Bardella aurait « compris qu’il n’était pas assuré d’être promu à Matignon ». Une confidence qui, en interne, fait grincer des dents. Car si l’info se confirme, elle pourrait bien perturber la campagne à venir.
Une candidature de Marine Le Pen toujours possible malgré la condamnation
Rappelons le contexte. Le 7 juillet dernier, la cour d’appel de Paris a condamné Marine Le Pen à trois ans de prison, 100 000 euros d’amende et 45 mois d’inéligibilité dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Une décision lourde, mais qui ne l’empêche pas, pour l’instant, de se projeter. La candidate s’est pourvue en cassation, ce qui gèle l’application des peines. En clair : tant que la Cour de cassation n’a pas statué, Marine Le Pen reste éligible et peut mener campagne.
Elle qui avait été condamnée en première instance, en mars 2025, à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, compte bien tout donner pour cette quatrième course à l’Élysée. Une détermination qui, paradoxalement, ne fait pas que des heureux au sein de son propre camp. Certains cadres estiment qu’une candidature dans ce contexte judiciaire fragilise l’ensemble de la stratégie. D’autres, au contraire, y voient une opportunité de mobiliser un électorat qui dénonce une « justice politique ». Quoi qu’il en soit, la machine se met en route.



