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Fermeture d’Envie de Pain à Masevaux-Niederbruck : après 17 ans, la boulangerie dénonce une concurrence déloyale

Fermeture d’Envie de Pain à Masevaux-Niederbruck : après 17 ans, la boulangerie dénonce une concurrence déloyale

C’est un écriteau qui a glacé toute une commune. À Masevaux-Niederbruck, dans le Haut-Rhin, la boulangerie Envie de Pain a annoncé qu’elle baisserait définitivement le rideau le 4 août prochain. Dix-sept années de service, des générations de clients fidèles, et puis soudain, un mot collé sur la vitrine qui laisse deviner l’amertume des gérants. Derrière cette fermeture, une accusation lourde : celle d’une concurrence jugée déloyale.

Pour les habitants de cette petite ville alsacienne, l’annonce ressemble à une douche froide. On ne parle pas ici d’un simple commerce qui change de main ou d’un départ à la retraite bien mérité. On parle d’un artisan qui jette l’éponge parce qu’il estime ne plus pouvoir lutter à armes égales. Et ce n’est malheureusement pas un cas isolé. Partout en France, les boulangeries indépendantes tirent la sonnette d’alarme face à des modèles économiques qui, selon elles, faussent le jeu. Alors, que s’est-il réellement passé à Masevaux-Niederbruck ? Et surtout, que dit cette fermeture de la santé du commerce artisanal français ?

Une fermeture annoncée pour le 4 août

L’information est tombée comme un couperet. La boulangerie Envie de Pain, installée depuis dix-sept ans dans la commune, cessera son activité le 4 août. Le message affiché sur la porte ne laisse planer aucun doute : la décision est définitive. Pas de repreneur annoncé, pas de sursis. Juste une page qui se tourne, un peu malgré tout.

Ce qui frappe, c’est le ton de l’annonce. On y sent moins une envie de tourner la page qu’une forme de résignation, voire de colère. Les responsables de l’enseigne pointent du doigt une concurrence qu’ils considèrent comme déloyale. Autrement dit, ils estiment que certains acteurs du marché ne respectent pas les mêmes règles qu’eux, ce qui rend la survie de leur commerce impossible.

Pour une boulangerie artisanale, dix-sept ans d’existence, c’est presque une institution locale. On y vient le matin pour le pain chaud, le dimanche pour les viennoiseries, on y croise ses voisins, on y noue des habitudes. Fermer un tel lieu, ce n’est pas seulement perdre un commerce : c’est perdre un repère.


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