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Catherine Ringer, voix des Rita Mitsouko, est morte à 68 ans d’un cancer foudroyant

Catherine Ringer, voix des Rita Mitsouko, est morte à 68 ans d’un cancer foudroyant

C’est une nouvelle qui a glacé le monde de la musique française. Catherine Ringer, l’incarnation flamboyante des Rita Mitsouko, est morte à l’âge de 68 ans dans la nuit du 14 septembre 2026. Sa famille a annoncé la triste nouvelle le mardi 15 septembre, précisant qu’elle a été « emportée par un cancer foudroyant ». En quelques heures, les hommages se sont multipliés, tant la chanteuse semblait indestructible, éternellement jeune, toujours prête à enflammer une scène.

Pendant plus de quarante ans, Catherine Ringer aura imposé une voix puissante, une énergie débordante et une présence scénique reconnaissable entre toutes. Avec Fred Chichin, son compagnon à la ville comme à la scène, elle avait inventé une musique inclassable, mélange de rock, de funk, de punk, de pop et d’influences venues d’ailleurs. Née le 18 décembre 1957 en région parisienne, elle grandit dans un environnement où la création occupait une place centrale : son père, Sam Ringer, était artiste-peintre et ancien déporté, sa mère architecte. Très tôt, elle refuse les chemins tout tracés, quitte l’école à 15 ans et multiplie les expériences dans le théâtre, la danse et le cinéma. La musique finira par s’imposer comme son terrain de jeu favori.

Une rencontre fondatrice sur un plateau de comédie musicale

C’est en 1979, sur le plateau d’une comédie musicale à Montreuil, que Catherine Ringer croise la route de Fred Chichin. Entre les deux artistes, l’entente est immédiate, sur le plan personnel comme sur le plan musical. Leur différence devient rapidement leur force. Face au tempérament plus discret de Fred Chichin, Catherine Ringer déploie une personnalité exubérante, une voix théâtrale et une liberté totale.

Ensemble, ils fondent les Rita Mitsouko et construisent un univers qui ne ressemble alors à rien de ce que propose la variété française. Là où d’autres artistes cherchent à lisser leur image, elle fait de l’excentricité et de l’imprévisibilité une véritable signature. Ce duo improbable, à contre-courant des codes de l’époque, va pourtant devenir l’un des plus influents de la chanson hexagonale.

Le grand public découvre véritablement les Rita Mitsouko au milieu des années 1980. Quelques mois après la sortie de leur premier album éponyme, paru en 1984, un titre va changer leur carrière : Marcia Baïla. Écrite en hommage à la danseuse argentine Marcia Moretto, décédée d’un cancer, la chanson mêle une histoire douloureuse à une musique dansante et exubérante. Le succès est considérable : le single dépasse le million d’exemplaires vendus.


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