Meurtre de Villers-Semeuse : une adolescente de 15 ans avoue avoir tué ses grands-parents avec son petit ami

Meurtre de Villers-Semeuse : une adolescente de 15 ans avoue avoir tué ses grands-parents avec son petit ami
Le fait divers a glacé la petite commune de Villers-Semeuse, dans les Ardennes. Mardi 31 mars 2026, les corps sans vie d’un couple de septuagénaires sont découverts à leur domicile. Très vite, l’enquête s’oriente vers un scénario que rien ne semblait annoncer : la petite-fille des victimes, âgée de 15 ans, et son petit ami de 16 ans sont interpellés, puis placés en garde à vue. Tous deux finissent par reconnaître les faits. Ils auraient poignardé à mort le grand-père et la grand-mère de l’adolescente à l’issue d’une dispute portant, selon le procureur, sur leur relation amoureuse que les aînés désapprouvaient. L’affaire, désormais entre les mains de la justice des mineurs, pose une question vertigineuse : comment deux adolescents ont-ils pu basculer dans un double assassinat familial, avec une apparente froideur qui a sidéré les enquêteurs eux-mêmes ?
Le déroulé d’une nuit qui a viré au drame
Pour comprendre l’enchaînement, il faut remonter à la veille du drame. Lundi 30 mars 2026 au matin, la grand-mère surprend les deux jeunes gens dans la chambre de sa petite-fille. Une altercation éclate. C’est à ce moment, selon le récit livré par le parquet, que l’adolescente porte deux coups de couteau à sa grand-mère, qui chute dans l’escalier. Alerté par les cris, le grand-père intervient à son tour et serait alors poignardé à plusieurs reprises par le petit ami.
Les deux mineurs auraient ensuite sommairement dissimulé les corps au sous-sol de la maison, avant de quitter les lieux. Ils emportent avec eux 10 000 euros en liquide. Ce pactole n’a pas servi à financer une cavale : les enquêteurs ont établi qu’il a été dépensé en trois smartphones haut de gamme. Les suspects ont finalement été retrouvés et interpellés dans une friche industrielle où ils avaient cherché refuge.
Cette chronologie, confirmée lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 2 avril 2026 par le procureur de la République de Reims, François Schneider, dessine un scénario d’une brutalité rare pour des mineurs. Elle explique aussi pourquoi la qualification retenue n’est pas celle d’un simple homicide, mais bien celle de l’assassinat, qui suppose la préméditation.



