Présidentielle 2027 : Jordan Bardella encaisse la candidature de Marine Le Pen, Maria Carolina à ses côtés

Présidentielle 2027 : Jordan Bardella encaisse la candidature de Marine Le Pen, Maria Carolina à ses côtés
L’été aura été long pour Jordan Bardella. Alors qu’il voyait la présidentielle de 2027 comme une étape naturelle après des années de montée en puissance au Rassemblement national, l’annonce de Marine Le Pen a bouleversé ses plans. Dès le début juillet, la triple candidate à l’Élysée a officialisé son intention de se représenter, malgré sa condamnation judiciaire. Une décision qui relègue le jeune président du parti au second plan, lui qui espérait incarner le renouveau. Pour encaisser le choc, il a choisi de s’éloigner des caméras et de passer l’été aux côtés de sa compagne, Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles. Un soutien précieux dans une période où la pression politique et médiatique s’intensifie.
Une candidature qui rebat les cartes au Rassemblement national
L’annonce de Marine Le Pen est tombée comme un couperet. Pour beaucoup d’observateurs, la logique voulait que Jordan Bardella soit le candidat naturel du RN en 2027. À 30 ans, il incarne une nouvelle génération, populaire sur les réseaux sociaux et dans les sondages. Mais la cheffe de file du parti a tranché : elle veut une quatrième tentative vers l’Élysée. Une décision courageuse selon ses soutiens, mais qui a profondément déstabilisé l’équilibre interne du mouvement.
Les proches de Jordan Bardella décrivent un homme marqué par cette annonce. « La pilule a eu du mal à passer », confie un membre de son entourage. Pendant des mois, le jeune président du RN s’était préparé à mener la bataille. Il avait multiplié les déplacements, les rencontres et les prises de parole pour installer sa légitimité. Tout cela semble aujourd’hui remis en cause par une seule déclaration.
Un été de retrait volontaire loin des projecteurs
Face à cette situation délicate, Jordan Bardella a fait un choix stratégique : celui de la discrétion. Plutôt que de s’épancher dans les médias ou de critiquer ouvertement sa rivale interne, il a opté pour le silence et la distance. Un comportement qui ressemble à une forme de « gueule de bois politique », selon certains analystes, mais qui pourrait aussi être une manière intelligente de ne pas s’opposer frontalement à Marine Le Pen.
Le président du RN a profité de ces semaines pour couper avec le rythme effréné de la vie politique. Fini les plateaux télé et les meetings : place aux journées calmes, aux longues promenades et aux moments en famille. Ses réseaux sociaux, habituellement très actifs, se sont faits plus discrets. Une stratégie de repli qui contraste avec son énergie habituelle.



