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Incendies en France : plus de 42 000 hectares brûlés à la mi-juillet 2026, un record depuis 20 ans

Incendies en France : plus de 42 000 hectares brûlés à la mi-juillet 2026, un record depuis 20 ans

La France n’a jamais vu autant d’espaces naturels partir en fumée aussi tôt dans l’été. Selon les dernières données du système européen Effis, la barre des 42 000 hectares brûlés a été franchie à la mi-juillet 2026. C’est un record absolu en vingt ans de mesures satellitaires. Des forêts de Fontainebleau aux massifs du Var et des Pyrénées-Orientales, les incendies se succèdent et prennent des formes très différentes, souvent attisés par une sécheresse installée depuis l’hiver. Le sujet dépasse largement le cadre de la météo : il touche à la sécurité des habitants, à la protection des forêts, aux coûts assurantiels et à la manière dont le pays se prépare aux étés de demain.

Dans un contexte où 98 départements restent placés sous surveillance sécheresse et où plusieurs zones du sud-est restent en alerte face aux feux de forêt, ce début d’été 2026 s’impose comme une alerte majeure pour les pouvoirs publics et les citoyens. Le record ne se limite pas à une statistique : il annonce une saison compliquée pour les sapeurs-pompiers, les élus locaux, les agriculteurs et les assureurs.

Un niveau jamais atteint à la mi-juillet depuis 20 ans

Le système européen d’information sur les feux de forêt Effis s’appuie sur des observations satellitaires quotidiennes pour mesurer les surfaces brûlées. Ses données sont limpides : jamais la France n’avait enregistré une telle superficie détruite à la mi-juillet. Avec plus de 42 000 hectares partis en fumée, l’été 2026 dépasse le précédent record de 2022, qui affichait environ 40 000 hectares brûlés à la même période.

La comparaison avec l’année 2025 est encore plus frappante. Les surfaces calcinées depuis janvier sont déjà nettement supérieures à la totalité des dégâts enregistrés sur l’ensemble de l’année 2025. À la mi-juillet, la France vit donc une saison des feux exceptionnelle, très au-dessus des moyennes historiques des deux dernières décennies.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, l’a reconnu sans détour lundi 20 juillet sur France Inter : « C’est beaucoup plus que tout ce qui a été brûlé l’année dernière et à la même période en 2022 qui était déjà une saison exceptionnelle. »

Rien que depuis le début du mois de juillet, environ 15 000 hectares ont brûlé. Cela fait de juillet 2026 le deuxième mois de juillet le plus destructeur en France après juillet 2022, où les flammes avaient consumé 27 000 hectares. Ce chiffre reste provisoire : plusieurs feux ne sont pas encore fixés, ce qui signifie que la superficie totale pourrait continuer d’augmenter dans les prochains jours.


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