Drame de Salbris : un pompier volontaire de 46 ans meurt dans un accident, sa compagne retrouvée étranglée, la piste du féminicide-suicide privilégiée

Drame de Salbris : un pompier volontaire de 46 ans meurt dans un accident, sa compagne retrouvée étranglée, la piste du féminicide-suicide privilégiée
Le lundi 29 septembre 2025 restera comme une journée particulièrement sombre pour Salbris, dans le Loir-et-Cher. Un pompier volontaire de 46 ans a perdu la vie dans un choc frontal avec un camion. Quelques heures plus tard, en se rendant à son domicile pour annoncer la nouvelle, les secours ont découvert le corps sans vie de sa compagne, une femme née en 1995. L’autopsie a révélé une mort par strangulation. Le parquet de Blois a ouvert deux enquêtes et juge « vraisemblable » l’hypothèse d’un homicide conjugal suivi d’un suicide. Leur enfant de deux ans, présent sur place, a été placé sous protection. Ce fait divers relance le débat sur les violences conjugales et les féminicides en France.
Un accident de moto au dénouement tragique
Ce lundi matin, un homme de 46 ans circulait à moto aux abords de Salbris lorsqu’il a percuté un camion. Le choc, qualifié de « frontal particulièrement violent » par le parquet de Blois, n’a laissé aucune chance au motard. Rapidement identifiée, la victime était un sapeur-pompier volontaire connu dans le secteur. Son décès a d’abord été traité comme un accident de la route classique, avec l’ouverture d’une enquête pour homicide involontaire par conducteur. Les circonstances exactes de la collision restent à déterminer : vitesse, trajectoire, visibilité ou état de la chaussée seront analysés par le peloton motorisé de Salbris. Mais derrière ce drame routier, une réalité bien plus lourde allait apparaître.
La découverte du corps de sa compagne à Salbris
Après avoir identifié le motard, les secours se sont rendus à son domicile afin d’annoncer son décès à sa compagne. Sur place, ils ont découvert le corps sans vie d’une femme née en 1995, âgée d’environ 30 ans. Le couple avait un enfant de deux ans, présent dans le logement au moment de la découverte. L’autopsie de la jeune maman a livré des conclusions accablantes : elle serait morte « des suites d’une asphyxie consécutive à un mécanisme de strangulation », a précisé Stéphane Javet, procureur de la République de Blois. Cette révélation a immédiatement transformé l’intervention des secours en scène de crime. Une seconde enquête, cette fois pour meurtre sur conjoint, a été confiée à la brigade de recherches de Romorantin.



