Louis Bertignac, légende du rock français, se confie sans filtre sur ses douleurs physiques à 72 ans et sa décision de lever le pied

Louis Bertignac, légende du rock français, se confie sans filtre sur ses douleurs physiques à 72 ans et sa décision de lever le pied
À l’heure où la plupart des Français profitent d’une retraite bien méritée, certaines icônes du rock semblent défier le temps. Louis Bertignac, cofondateur de Téléphone et guitariste d’exception, en est l’incarnation parfaite. À 72 ans, l’artiste continue d’arpenter les scènes avec une énergie communicative, mais il admet aujourd’hui que son corps lui envoie des signaux difficiles à ignorer. Dans une interview récente accordée à Var-Matin après un concert gratuit à Hyères devant 5000 personnes, il a évoqué sans détour ses douleurs physiques et sa nécessité de ralentir. Ce témoignage rare met en lumière une réalité bien connue des seniors actifs : la passion reste un moteur puissant, mais elle ne peut faire oublier l’importance de prendre soin de sa santé et de sa prévoyance retraite. Entre confidences touchantes et leçons de vie, plongeons dans les déclarations d’une rockstar qui, malgré les maux, n’a rien perdu de sa flamme.
La scène, un puissant antidouleur pour Louis Bertignac
On imagine mal un artiste de la trempe de Louis Bertignac poser définitivement sa guitare. Lors de l’échange avec Var-Matin, il a livré une confidence qui force l’admiration. « Je peux être comme un chien la veille, je peux avoir mal partout (…) Je suis un peu vieux quoi, je peux ressentir des douleurs, mais quand je suis sur scène, je ne ressens absolument aucune douleur, jamais », a-t-il déclaré avec cette sincérité brute qui le caractérise. Une phrase qui résume à elle seule le lien quasi vital qu’il entretient avec la musique live.
Cet effet « antidouleur » de la scène n’a rien d’un mythe. Plusieurs études montrent que la pratique d’une activité passionnante stimule la sécrétion d’endorphines et de dopamine, de véritables analgésiques naturels. Pour les seniors, maintenir une activité physique ou artistique régulière est d’ailleurs un pilier du bien vieillir, au même titre qu’une bonne complémentaire santé senior. Louis Bertignac en est l’exemple vivant : malgré des douleurs articulaires et de la fatigue chronique, l’adrénaline du public efface temporairement les symptômes. « Je suis déjà monté malade, le Covid à fond, et puis sur la scène tout va bien ! C’est un super médicament », a-t-il ajouté, révélant une résilience hors norme.
Cependant, cette capacité à transcender la douleur ne doit pas masquer les besoins réels d’un organisme vieillissant. Les experts en santé des seniors rappellent régulièrement que la pratique artistique ou sportive après 65 ans doit s’accompagner de bilans médicaux réguliers et d’une couverture santé adaptée. Si la musique offre une parenthèse enchantée, elle ne remplace ni une assurance dépendance ni un suivi médical rigoureux.



