Affaire Lyhanna : la défense de Jérôme Barella dénonce des fuites pendant sa garde à vue

Affaire Lyhanna : la défense de Jérôme Barella dénonce des fuites pendant sa garde à vue
L’affaire Lyhanna continue de secouer l’opinion publique française. Cette fois, ce sont les avocats de Jérôme Barella qui montent au créneau après la publication d’éléments issus de la garde à vue de leur client. Des propos attribués au suspect ainsi que des SMS échangés avec la jeune victime ont récemment circulé dans la presse, suscitant l’indignation de la défense. Selon des informations relayées par France Info, plusieurs déclarations prononcées par Jérôme Barella lors de son placement en garde à vue ont été rendues publiques. Ces révélations concernent les premières heures de l’enquête ouverte après la disparition de Lyhanna, le 29 mai 2026 à Fleurance, dans le Gers.
Les extraits publiés s’accompagnent également de messages échangés entre le suspect et l’enfant avant les faits. La diffusion de ces éléments a immédiatement entraîné une réaction des avocates de Jérôme Barella, Maîtres Sandra Vazquez et Éléonore Paré. Dans un communiqué diffusé le mercredi 8 juillet 2026, les deux avocates dénoncent ce qu’elles considèrent comme une violation du secret de l’enquête et de l’instruction. Elles évoquent une divulgation illégale de documents judiciaires protégés par la loi. La défense rappelle également qu’à ce stade de la procédure, Jérôme Barella bénéficie toujours de la présomption d’innocence. Aucun jugement n’a encore été rendu dans cette affaire particulièrement sensible.
Des propos sortis de leur contexte selon la défense
Pour les conseils du mis en cause, la diffusion de ces propos pose un problème majeur. Elles estiment que les déclarations rendues publiques ne reflètent pas l’intégralité des échanges intervenus lors de la garde à vue. Selon elles, certains passages auraient été isolés de leur contexte puis présentés comme particulièrement accablants. Une telle situation risquerait, d’après la défense, d’influencer l’opinion publique avant même l’ouverture d’un procès.
Les avocates soulignent également que ces propos remontent à une période où le corps de Lyhanna n’avait pas encore été retrouvé par les enquêteurs. Elles considèrent donc que les circonstances entourant ces déclarations méritent d’être replacées dans leur contexte judiciaire précis. Cette affaire, déjà très médiatisée, prend une nouvelle dimension avec ces révélations. La présomption d’innocence, pilier fondamental de notre système judiciaire, se retrouve au cœur des débats.



