Yannick Noah se confie : “Semi-handicapé” après une grave blessure, il se lance à fond dans le para-tennis

Yannick Noah se confie : “Semi-handicapé” après une grave blessure, il se lance à fond dans le para-tennis
À 66 ans, Yannick Noah reste une figure emblématique du sport français. Mais derrière le sourire et l’énergie légendaire se cache une réalité physique bien plus complexe. L’ancien vainqueur de Roland-Garros a récemment révélé vivre avec d’importantes séquelles après une blessure survenue il y a deux ans. Dans un entretien poignant, il se dit aujourd’hui “semi-handicapé”, un terme fort qui traduit son état de santé actuel. Pourtant, loin de se laisser abattre, Yannick Noah a trouvé une nouvelle raison de se lever chaque matin : le para-tennis. Il s’investit dés corps et âme dans cette discipline, avec un objectif clair : préparer les Jeux olympiques de 2028. Découvrez comment ce champion légendaire transforme ses propres limites en moteur pour aider les autres.
Une blessure qui a tout changé
Yannick Noah a toujours été un homme d’action. Vélo, golf, footings matinaux… À 66 ans, il refuse de ralentir. Mais une grave blessure est venue bouleverser son quotidien. “Il y a deux ans, je me suis fait une rupture totale des ischios en jouant au foot avec le Variété Club de France. J’ai morflé”, confie-t-il au Figaro avec une franchise désarmante.
Cette blessure, il ne l’a pas prise à la légère, mais il l’a gérée… à sa manière. “J’avais une soixantaine de jours de rééducation prévue. J’en ai fait quarante. Du moment où j’ai pu refaire du vélo et jouer au golf, j’ai arrêté.” Une décision typique de ce compétiteur dans l’âme, toujours pressé de retrouver l’action. Mais cette précipitation a laissé des traces durables.
Aujourd’hui, Yannick Noah admet avec humour être devenu “semi-handicapé”. Il nuance toutefois : “Je vais beaucoup mieux.” Cette blessure lui a appris à composer avec des limitations physiques qu’il n’avait jamais connues durant sa carrière professionnelle. “J’ai été relativement épargné par les très grosses blessures sur le circuit”, explique-t-il. En revanche, la fatigue mentale, elle, avait fini par avoir raison de lui. “Si j’ai arrêté à trente ans, ce n’est pas pour rien, j’étais un peu en surchauffe sur le circuit”, se souvient-il.



