Eddy Mitchell : “Le pognon, ça ne reste pas” – 45 ans après son divorce, il paie toujours une pension alimentaire

Eddy Mitchell : “Le pognon, ça ne reste pas” – 45 ans après son divorce, il paie toujours une pension alimentaire
Eddy Mitchell, 82 ans, s’apprête à recevoir un trophée d’honneur aux Victoires de la musique le 14 février 2025, célébrant ainsi 64 ans de carrière. Mais derrière les projecteurs et les honneurs, le chanteur a livré une confession surprenante dans une interview au Journal du Dimanche. Avec son franc-parler légendaire, il a révélé qu’il continue de verser une pension alimentaire à sa première épouse, Françoise Lavit, depuis leur divorce en 1979. Une histoire d’argent, de dettes et de leçons de vie qui mérite qu’on s’y attarde.
Cette révélation, faite sans filtre, montre un homme qui assume ses erreurs passées tout en gardant une philosophie bien à lui. “Des conneries, oh, je n’ai pas oublié d’en faire : le jeu au casino, puis un investissement calamiteux dans un restaurant, et enfin pour couronner le tout, un divorce dont je continue à payer la pension alimentaire”, a-t-il lancé. Une déclaration qui résonne comme un aveu d’humilité et une leçon de résilience financière.
Un divorce qui dure depuis 45 ans : les dessous d’une pension alimentaire éternelle
Le divorce d’Eddy Mitchell et Françoise Lavit remonte à 1979. À l’époque, le chanteur, déjà star du rock français, se sépare de celle qui est la mère de ses deux premiers enfants, Eddy et Marilyne. Ce qui frappe aujourd’hui, c’est la persistance de cette obligation financière. Quatre décennies et demie plus tard, il continue de verser une pension alimentaire chaque mois. Une situation rare, mais pas totalement exceptionnelle dans le monde des célébrités.
Ce qui rend cette histoire particulièrement intéressante, c’est la manière dont Eddy Mitchell en parle. Il ne se plaint pas, ne cherche pas à attirer la sympathie. Au contraire, il relativise avec une sagesse désarmante : “Vous savez, le pognon, ça ne reste pas !” Cette phrase, presque proverbiale, résume sa philosophie de vie. Pour lui, l’argent est un outil, pas une fin en soi. Il a connu des hauts et des bas financiers, mais il semble avoir accepté que certaines dettes, qu’elles soient financières ou morales, ne s’effacent jamais complètement.
Les leçons d’un divorce coûteux : investissements risqués et addiction au jeu
Eddy Mitchell ne cache pas ses erreurs. Dans son livre Autobiographies, publié en novembre 2024, il revient en détail sur ses travers. L’addiction aux jeux d’argent a été l’un de ses plus grands démons. “J’étais en effet devenu accro. Je fréquentais tous les cercles de jeux, privés ou publics. Ils étaient devenus mes résidences secondaires”, raconte-t-il. Une confession qui fait froid dans le dos, mais qui montre aussi une capacité à regarder la vérité en face.
Cette addiction a eu des conséquences désastreuses sur sa vie personnelle et financière. “Quand tu quittes ta femme à 2 heures de l’après-midi pour rentrer à 7 heures du matin le lendemain et lui raconter en boucle tes heures de poker, tu te dis qu’en effet, il est peut-être temps de lever le pied”, confie-t-il. Une prise de conscience tardive, mais salutaire. Aujourd’hui, il semble avoir trouvé un équilibre, notamment grâce à sa seconde épouse, Muriel Bailleul, avec qui il est toujours en couple et qui l’a aidé à sortir de ses travers.
La gestion financière des célébrités : entre erreurs et résilience
L’histoire d’Eddy Mitchell n’est pas unique. De nombreuses célébrités ont connu des déboires financiers similaires. Que ce soit à cause de divorces coûteux, d’investissements risqués ou d’addictions, la gestion de l’argent est souvent un défi pour ceux qui gagnent beaucoup. Mais ce qui distingue Eddy Mitchell, c’est sa capacité à en parler avec humour et lucidité.
Son investissement calamiteux dans un restaurant est un autre exemple de ces erreurs. Beaucoup de stars se lancent dans des projets sans avoir les compétences nécessaires, et les conséquences peuvent être désastreuses. Eddy Mitchell a appris de ses échecs, et il ne les cache pas. Cette transparence est rafraîchissante dans un monde où l’image est souvent plus importante que la réalité.



