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“Elle m’a donné son écharpe pour essuyer le poulet” : aux obsèques d’Isabelle Mergault, sa fille Maya a fait pleurer l’assistance

C’était le moment le plus attendu, le plus redouté, le plus bouleversant. Ce lundi 30 mars, sous la verrière de la Coupole du Père-Lachaise, Maya, la fille aînée d’Isabelle Mergault, a pris la parole pour dire adieu à sa mère. Devant une assemblée nombreuse de proches et d’amis, elle a livré un témoignage d’une simplicité et d’une sincérité désarmantes.

Âgée de 18 ans, Maya a su trouver les mots justes pour évoquer celle qui fut « plus qu’une mère ». Une confidente, une complice, une amie. “Une personne qui me comprenait sans que je parle, une personne qui m’aimait sans condition.” Et pour illustrer leur relation unique, elle a raconté une anecdote, aussi drôle que touchante, qui résume à elle seule l’esprit d’Isabelle Mergault.

Ses filles, Maya (18 ans) et Iris (12 ans), étaient accompagnées de la « famille » des Grosses Têtes, de ses amis comédiens et de ses proches. Tous étaient venus soutenir les deux orphelines, dont la cadette, Iris, n’a malheureusement pas eu le temps d’être officiellement adoptée par Isabelle Mergault avant sa disparition.

Maya : un discours d’une simplicité bouleversante

“Ma mère, c’était la gentillesse”

Dans une cérémonie laïque empreinte d’émotion, Maya s’est avancée vers le micro. La jeune femme de 18 ans, élégante et digne malgré la douleur, a d’abord rendu hommage à la générosité de sa mère. “Ma mère, c’était la gentillesse”, a-t-elle déclaré d’une voix posée mais fragile.

Elle a raconté comment Isabelle Mergault, toujours à l’écoute, devinait ses états d’âme avant même qu’elle n’ait besoin de parler. “Elle arrivait à me faire sourire, même quand ça n’allait pas. Elle sentait quand je n’allais pas bien.” Une complicité presque télépathique, celle des mères et des filles que tout relie.

“Un jour, elle a acheté un poulet entier…”

Puis, pour illustrer cette relation hors du commun, Maya a choisi une anecdote du quotidien. Une scène qui aurait pu paraître anodine, mais qui, dans sa bouche, est devenue une déclaration d’amour.

“Un jour, j’avais très, très faim. Elle a acheté un poulet entier. On l’a mangé dans la voiture. On n’avait rien pour s’essuyer.”

L’assistance a retenu son souffle. Et Maya a poursuivi, la voix plus fragile encore : “Elle m’a donné son écharpe.”

Un silence. Et puis, ce commentaire, comme une signature : “C’était n’importe quoi, c’était nous.”

“J’ai perdu bien plus qu’une mère”

Dans ce geste absurde et tendre – utiliser une écharpe pour s’essuyer les doigts après avoir dévoré un poulet en cachette –, Maya a vu la quintessence de leur relation. Une mère fantasque, généreuse, qui ne reculait devant rien pour faire plaisir à sa fille, même si cela impliquait de sacrifier un vêtement.

“J’ai perdu bien plus qu’une mère : une personne qui me comprenait sans que je parle, qui m’aimait sans condition.”

À ces mots, de nombreuses personnes dans l’assistance ont essuyé une larme. Car au-delà du spectacle, au-delà des caméras et des planches de théâtre, c’est bien cette vérité-là que Maya a offerte : celle d’un amour filial pur, inconditionnel, éternel.

Iris, la petite sœur : une adoption inachevée

Des démarches entamées trop tard

Derrière l’émotion de ces adieux se cache une réalité plus douloureuse encore. Iris, la benjamine d’Isabelle Mergault, âgée de 12 ans, n’a malheureusement pas eu le temps d’être officiellement adoptée par celle qu’elle considérait comme sa mère.

C’est Jean-Louis Barcelona, ami fidèle de la comédienne, qui a livré cette information à Paris Match. “C’était en cours”, a-t-il confié. “Elle avait commencé les démarches pendant la tournée du Bracelet, il y a un an environ. Elle voulait que la petite Iris porte le nom de Mergault, mais la procédure était interminable.”

Le temps qui manque : La maladie a frappé plus vite que prévu. Isabelle Mergault, qui luttait en secret contre un cancer du poumon, n’a pas eu le temps de voir aboutir cette démarche administrative qui lui tenait tant à cœur. Un déchirement supplémentaire pour la petite Iris, qui perd non seulement une mère, mais aussi le nom qu’elle aurait dû porter.

“Elle ne voulait pas que ça se sache”

Le secret qu’Isabelle Mergault avait imposé à ses proches au sujet de sa maladie a eu des conséquences inattendues. Ses filles elles-mêmes n’étaient pas au courant. “Elle ne voulait pas que ça se sache, alors j’ai gardé le secret”, a révélé Jean-Louis Barcelona.

Une décision discutable, peut-être, mais qui en dit long sur la personnalité d’Isabelle Mergault : protéger ses filles, leur épargner l’angoisse, les préserver jusqu’au bout. Quitte à ce qu’elles soient privées de ces derniers moments, qu’elles n’aient pas eu la chance de lui dire au revoir comme son agent Patrick Goavec a pu le faire.

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