Douleurs au talon : causes et solutions pour en finir avec la talalgie plantaire

Les douleurs aux pieds sont fréquentes chez l’adulte comme chez l’enfant, mais lorsqu’elles sont situées au niveau du talon, on parle de talalgie plantaire. Cette affection, aussi invalidante qu’angoissante, peut transformer chaque pas en un supplice. Avant de se pencher sur ses causes, il est essentiel de comprendre ce qu’elle signifie afin de reconnaître cette affection.
Qu’est-ce que la talalgie plantaire ?
L’Assurance Maladie décrit la talalgie plantaire comme une douleur qui survient souvent “pendant la marche ou les activités sportives”. Elle s’installe progressivement, parfois de manière sournoise, et est souvent comparée à une sensation d’enfoncement de clous au talon. La douleur peut être ressentie sur l’ensemble du talon, en dessous ou à l’arrière de celui-ci.
Cette douleur a ceci de particulier qu’elle se manifeste souvent aux premiers pas du matin, puis s’atténue après quelques minutes de marche, avant de réapparaître en fin de journée ou après un effort prolongé.
La cause la plus fréquente : l’aponévrosite plantaire
Bien souvent, l’origine de la talalgie plantaire est une inflammation du fascia plantaire, un ligament reliant les talons aux orteils. On parle alors de fasciite ou d’aponévrosite plantaire. Ce fascia est une bande de tissu épaisse qui court sous la plante du pied, du talon jusqu’aux orteils. Il joue un rôle d’amortissement et de soutien de la voûte plantaire.
Lorsqu’il est soumis à des contraintes excessives, il s’enflamme. La douleur apparaît alors, d’abord discrète, puis de plus en plus gênante.
Les causes de cette inflammation
Les sollicitations du pied trop fréquentes, notamment liées à une pratique sportive intensive, sont souvent à l’origine. Les coureurs à pied, les danseurs et les personnes qui passent de longues heures debout sont particulièrement exposés.
Les mouvements répétés, qui ont un impact sur la plante du pied (course, saut), aggravent le phénomène. Chaque impact, chaque foulée, chaque saut sollicite le fascia plantaire.
Des chaussures trop usées ou mal adaptées au pied jouent également un rôle déterminant. Une semelle qui a perdu son amorti, des chaussures trop rigides ou, au contraire, trop souples, des talons trop hauts… Tout cela perturbe la biomécanique du pied.
Une mauvaise structure du pied, qui le rend plat ou creux, prédispose aussi à l’aponévrosite. Dans un cas comme dans l’autre, la répartition du poids sur le pied est anormale, ce qui entraîne des tensions excessives sur le fascia.
L’obésité est un facteur aggravant majeur. Le surpoids accroît la pression exercée sur le fascia plantaire à chaque pas.
Dans le cas d’une fasciite plantaire, il s’agit d’une douleur d’origine mécanique, qui disparaît généralement lorsque l’on se met au repos. Elle peut évoluer et donner naissance à une excroissance osseuse, appelée épine calcanéenne, qui ne provoque toutefois pas de douleurs supplémentaires. Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas l’épine elle-même qui fait mal, mais l’inflammation des tissus qui l’entourent.
Autres causes mécaniques
La talalgie plantaire peut cependant avoir d’autres origines dites mécaniques.
La douleur au talon peut ainsi être due à une anomalie cutanée : verrue plantaire ou lésions des parties molles du pied. Dans ce cas, la douleur est localisée et sensible à la pression directe.
Une tendinite du tendon d’Achille peut également provoquer des douleurs à l’arrière du talon. L’inflammation du tendon, souvent due à des sollicitations excessives ou à un mauvais chaussage, rend la marche douloureuse.
Un traumatisme au niveau du talon peut également être en cause. Dans ce dernier cas de figure, il peut s’agir d’une fracture du calcanéum (os du talon), d’une fracture dite de fatigue – après une activité physique intense et inhabituelle – ou encore d’une rupture de l’aponévrose plantaire.
Les fractures de fatigue sont insidieuses : elles apparaissent sans traumatisme violent, simplement par la répétition des microtraumatismes. Le coureur qui augmente trop vite son kilométrage, le militaire qui enchaîne les marches, le danseur qui répète intensément… Tous sont à risque.



