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Obésité : 6 profils différents identifiés par la science (et ça change tout pour la perte de poids)

L’obésité n’est pas un problème simple et uniforme. Il existe de nombreuses causes sous-jacentes à l’obésité, et tout autant de façons de la traiter. Certaines méthodes fonctionnent pour certaines personnes et pas pour d’autres, laissant souvent les patients frustrés et désemparés.

Maintenant, les chercheurs commencent enfin à comprendre pourquoi. Une étude révolutionnaire publiée dans le Journal of Public Health a examiné un groupe de 4000 adultes obèses et les chercheurs les ont classés en six groupes distincts selon leurs caractéristiques. Une avancée majeure qui pourrait personnaliser la prise en charge.

Les six profils d’obésité identifiés par la recherche

Cette étude britannique a analysé en profondeur les données de 4 000 participants obèses, en croisant des facteurs physiques, psychologiques et socio-économiques. Voici les six profils qui se sont dégagés :

1. Jeunes femmes en bonne santé

Il s’agit de femmes jeunes, obèses, mais généralement présentant très peu de complications liées à leur poids, telles que le diabète de type 2 ou l’hypertension. Leur santé métabolique est étonnamment bonne malgré l’excès de poids. Pour elles, la perte de poids est souvent motivée par des considérations esthétiques ou de bien-être, plutôt que par des urgences médicales.

2. Hommes qui boivent beaucoup

Ce profil concerne des hommes obèses, mais en bonne santé métabolique par ailleurs, à un détail près : leur consommation d’alcool est significativement plus élevée que la moyenne. La bière, les boissons sucrées alcoolisées et l’alcool fort apportent des calories “vides” qui s’accumulent facilement.

3. Personnes de la cinquantaine, tristes et anxieuses

Ce groupe est majoritairement composé de femmes d’âge mûr, présentant une mauvaise santé mentale et un profond mal-être. La dépression, l’anxiété chronique et les troubles de l’humeur sont au cœur de leur problème de poids. La nourriture est souvent utilisée comme compensation émotionnelle, créant un cercle vicieux difficile à briser.

4. Personnes âgées, riches et en bonne santé

Un profil étonnant : des personnes âgées, économiquement aisées, avec des caractéristiques de santé généralement positives, mais qui boivent beaucoup d’alcool et souffrent d’hypertension artérielle. Leur obésité est souvent modérée, mais la tension artérielle nécessite une surveillance particulière.

5. Personnes âgées, malades physiquement mais heureuses

Contrairement au groupe précédent, ces personnes âgées cumulent les maladies chroniques, notamment l’arthrose, les douleurs articulaires et les limitations physiques. Paradoxalement, leur santé mentale est bonne : elles acceptent leur état et font face avec résilience.

6. Personnes en moins bonne santé

Il s’agit du groupe le plus vulnérable : les personnes les plus démunies économiquement, celles qui cumulent le plus grand nombre de maladies chroniques (diabète, hypertension, problèmes cardiaques, arthrose…). La précarité sociale et économique constitue ici un facteur majeur, rendant l’accès à une alimentation saine et à des soins adaptés particulièrement difficile.

Pourquoi cette classification est une avancée majeure

Cette recherche est fondamentale, car la compréhension des causes sous-jacentes de l’obésité peut radicalement changer la manière d’accompagner une personne. Traiter l’obésité d’une jeune femme en bonne santé n’a rien à voir avec la prise en charge d’un homme qui boit trop ou d’une personne déprimée.

C’est un grand pas en avant dans le traitement personnalisé de l’obésité. Plutôt que de prescrire le même régime standard à tout le monde, les professionnels de santé peuvent désormais cibler les véritables causes : déséquilibre alimentaire, consommation d’alcool, détresse psychologique, précarité, etc.

Le type de répartition des graisses, autre indicateur clé

Même si les profils ci-dessus ne se rapportent pas strictement à la localisation du surpoids, comprendre où se stocke préférentiellement la graisse est tout aussi essentiel pour s’en débarrasser efficacement.

Il existe en effet deux types principaux de répartition de la graisse corporelle : androïde et gynoïde. Selon PositivMed, ces distinctions sont cruciales :

  • Un modèle de répartition des graisses “androïde” est ainsi appelé parce que plus d’hommes que de femmes présentent ce profil. Vous avez peut-être entendu parler de la silhouette de type « pomme » : le tour de taille est plus large que celui des hanches. La graisse s’accumule autour de l’abdomen.

  • Une répartition « gynoïde » est le plus souvent observée chez les femmes. Beaucoup appellent ce type de silhouette « en forme de poire ». Dans ce modèle, le tour des hanches est supérieur à celui de la taille. La graisse se loge sur les hanches, les cuisses et les fesses.

Ces deux types de répartition n’ont pas les mêmes implications pour la santé (la graisse abdominale est plus dangereuse sur le plan cardiovasculaire) et ne répondent pas aux mêmes stratégies de perte de poids.

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