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Nuit d’horreur à Crans-Montana : l’incendie qui a transformé la fête du Nouvel An en cauchemar

Ils étaient venus pour trinquer à l’an 2026, pour embrasser leurs proches sous les confettis, pour danser jusqu’au bout de la nuit dans l’un des endroits les plus chics des Alpes suisses. Ils ont vécu l’enfer.

Ce jeudi 1er janvier 2026, vers 1h30 du matin, alors que les festivités battent leur plein au Constellation, une boîte de nuit huppée de Crans-Montana, le feu se déclare au sous-sol. Personne ne l’a vu venir. Une minute, tout le monde danse. La suivante, c’est la panique, les flammes, la fumée noire qui envahit tout. Et puis, cette explosion terrible qui achève de transformer le lieu en un brasier.

Ce matin, la Suisse se réveille en deuil. Le bilan provisoire donné par les autorités est tout simplement effroyable : une quarantaine de morts. Plus d’une centaine de blessés, dont la plupart sont dans un état grave. Des brûlés, des intoxiqués par les fumées, des gens qui ont tout tenté pour échapper aux flammes. Et puis, il y a ceux qu’on cherche encore, les disparus, ceux dont on n’a pas pu identifier le corps, tant les brûlures sont sévères.

“Elle me regardait avec des yeux tellement tristes”

Sur BFMTV, Laeticia, une adolescente de 17 ans, a tenté de mettre des mots sur l’indicible. Elle faisait partie de ceux qui ont réussi à s’extirper de ce piège mortel.

“J’étais en train de me faire écraser”, raconte-t-elle, la voix encore tremblante des heures passées. “À côté de moi, il y avait une fille dont les vêtements, ses cheveux et son visage étaient complètement brûlés. Elle me regardait avec des yeux si tristes… si tristes qu’elle avait peur.”

Autour d’elle, le chaos absolu. “Il y avait des gens qui se faisaient réanimer. Il y avait plein de gens par terre, on ne savait pas s’ils étaient morts. Du sang partout, des gens sans habits, brûlés vifs. Tout le monde devenait fou. C’étaient des images horribles.”

Elle s’en est sortie grâce à un inconnu qui l’a tirée du brasier. Elle ne connaît même pas son nom. Mais elle ne l’oubliera jamais.

“Je ne réalise pas encore ce que j’ai vécu”

Nathan, lui, était sorti prendre l’air quand le feu s’est déclaré. Ce réflexe lui a peut-être sauvé la vie. Mais il a perdu au moins quatre de ses amis dans les flammes.

Il raconte à France 2 ce qu’il a vu en quelques minutes : “Sur les escaliers, tout le monde se bousculait, des gens tombaient. Ça criait. Ça faisait froid dans le dos.”

Puis les premières victimes ont commencé à sortir. “On a vu les premiers brûlés traverser la route. Certains étaient sans vêtements, complètement brûlés. Ils appelaient à l’aide, criaient au secours. C’étaient des états pas beaux à voir. Ces images, j’arrive pas à me les sortir de la tête.”

Il secoue la tête, comme pour chasser un cauchemar. “Je ne réalise pas encore. J’ai l’impression que c’est un cauchemar et que je vais me réveiller et récupérer tous mes proches.”

“Je me suis vraiment demandé si j’allais mourir comme ça”

Axel a 17 ans. Lui était coincé au sous-sol, là où tout a commencé. Il s’est planqué derrière une table en essayant de respirer.

“C’était irrespirable. On ne voyait plus rien, la fumée nous brûlait les yeux. Le chaos total. Je me suis vraiment demandé si j’allais mourir comme ça. Il n’y avait aucune issue de secours. Tout le monde essayait de sortir, personne ne pouvait entrer. C’était l’instinct de survie, rien d’autre.”

Son instinct lui a soufflé de casser une fenêtre. Il s’est échappé, suivi d’autres. Sans réfléchir. Juste en courant, en s’arrachant aux flammes.

Ces témoignages, entendus ce matin sur toutes les chaînes, vous prennent aux tripes. Parce que ces jeunes auraient pu être les nôtres, nos enfants, nos amis, nos voisins. Parce qu’ils étaient venus fêter la nouvelle année, comme des millions de gens à travers le monde.

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