“Le petit cercueil blanc” : Kendji Girac se livre sur le drame qui a marqué son enfance

On connaît Kendji Girac pour ses rythmes ensoleillés, sa guitare et son sourire charismatique. Le chanteur, révélé par “The Voice” en 2014, a conquis la France avec des tubes tels que “Andalouse” ou “Color Gitano”. Derrière cette image solaire se cache pourtant une histoire marquée par la douleur.
Dans son autobiographie “Mi vida”, publiée le 1er octobre 2025 aux éditions Flammarion, Kendji Girac lève le voile sur une blessure profonde, rarement évoquée : la perte de sa première petite nièce, alors qu’il n’avait que dix ans.
Une petite fille née prématurément, passée les premiers mois de sa vie dans un centre médical spécialisé, et décédée à l’âge d’un an. Un drame familial qui a laissé une empreinte indélébile sur le chanteur, et dont il se souvient avec une précision déchirante.
Dans cet article, nous revenons sur ce témoignage poignant, sur ce que Kendji révèle de son enfance, et sur la manière dont cette tragédie a façonné l’homme et l’artiste.
“Mi vida” : une autobiographie sans fard
Un artiste qui se livre
Kendji Girac n’est pas du genre à faire des confidences sur sa vie privée. Il a toujours protégé sa famille, ses origines, son histoire. “Mi vida” est donc une surprise, une plongée dans l’intimité d’un artiste que l’on croyait connaître.
Le livre, publié chez Flammarion, est présenté comme un récit personnel, sincère, sans filtre. Kendji y raconte son parcours, ses succès, ses doutes, mais aussi les épreuves qui l’ont marqué.
Une douleur ancienne, jamais guérie
Parmi ces épreuves, la perte de sa première petite nièce occupe une place particulière. Un événement survenu alors qu’il n’avait que dix ans, dont le souvenir est resté intact.
“Elle a fini par mourir, la vie s’est arrachée d’un coup”, confie-t-il avec une douleur palpable dans ses mots.
Le drame : une petite fille prématurée
Des premiers mois sous surveillance
La fillette, née prématurément, souffrait de graves troubles respiratoires. Dès sa naissance, elle a dû passer les premiers mois de sa vie dans un centre médical spécialisé pour enfants malades.
Chaque semaine, Kendji accompagnait sa mère pour lui rendre visite. À dix ans, il était empli de joie à l’idée d’être un jeune oncle, sans vraiment comprendre l’ampleur des défis auxquels sa nièce était confrontée.
Un espoir qui s’éteint
Malgré l’espoir qui animait la famille, la réalité a été cruelle. La petite fille n’a pas survécu à ses problèmes de santé. Elle est décédée à l’âge d’un an, laissant un vide immense.
Pour Kendji, enfant, la tristesse s’est mêlée à l’incompréhension face à une telle injustice.
Le souvenir qui hante : la veillée et le petit cercueil blanc
La veillée funèbre
La veillée organisée pour la fillette reste gravée dans la mémoire de Kendji. Une atmosphère lourde de silence, entrecoupée par les cris déchirants des mères. Des images de tristesse et de désespoir qui l’ont marqué à jamais.
“Je me souviens des pleurs de ma mère et de la douleur insupportable de ma sœur”, écrit-il.
L’image du petit cercueil blanc
Le moment le plus douloureux, celui qui continue de le hanter des années plus tard, c’est la vision de sa nièce dans son tout petit cercueil blanc.
“Surtout, je garde l’image du visage endormi de ma nièce et de sa dernière tenue dans son tout petit cercueil blanc.”
Ces mots, simples mais chargés d’émotion, disent la violence de la perte, l’absence qui reste, le vide que rien ne comble.
L’impact sur la vie de Kendji
Une blessure secrète
Pendant des années, Kendji a porté cette blessure en silence. Loin des projecteurs, loin des interviews, loin des chansons. Une douleur intime, partagée seulement avec ses proches.
Dans “Mi vida”, il choisit de la révéler. Non pas pour susciter la pitié, mais pour partager une partie de son histoire qui a contribué à façonner l’homme et l’artiste.
Une leçon sur la fragilité de la vie
Cette tragédie a profondément influencé sa perception de la vie et de la mort. Elle lui a appris que rien n’est acquis, que le bonheur peut basculer à tout moment.
Elle a aussi renforcé ses liens familiaux. Devenu père de deux enfants, Eva et Darel, Kendji veille à transmettre les valeurs qui lui sont chères et à protéger ses proches.
La famille, valeur centrale
Des origines gitanes
Kendji Girac est issu d’une famille gitane, où les liens familiaux sont sacrés. La perte de sa nièce a renforcé cette dimension, lui rappelant l’importance de la solidarité et de l’amour.
De père à enfants
Aujourd’hui, père, il mesure davantage la fragilité de la vie. Chaque moment passé avec ses enfants est précieux. Il veut leur transmettre la conscience que l’existence est un cadeau, qu’il faut en profiter pleinement.



